La Maternité des Lilas de nouveau dans la rue

Samedi 21 septembre, le personnel des Lilas et ceux qui le soutiennent sont de nouveau descendus dans la rue pour protester contre le projet de relocalisation de la maternité. Avec une ardeur peu commune.

Ingrid Merckx  • 21 septembre 2013
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La Maternité des Lilas de nouveau dans la rue
© Photos: I.M / Politis

L’Agence régionale de santé (l’ARS) est prévenue : les Lilas ne céderont pas. Le personnel de cette maternité emblématique de l’accouchement sans douleur était de nouveau dans la rue ce samedi 21 septembre pour défendre son projet médical contre le projet de relocalisation que lui propose l’ARS.

Le cortège est parti vers midi de la mairie après un rassemblement, à 11 h, avec des prises de parole dont celle de Marie-Laure Brival, gynécologue dans l’établissement et tête de pont du comité de soutien de la maternité.
Elle a notamment remercié le personnel pour son engagement exceptionnel. Puis les remerciements se sont fondus en musique, les sages-femmes prenant la tête du cortège au son de leur tube « Lilas où t’es », sur une parodie du clip de Stromae.

Illustration - La Maternité des Lilas de nouveau dans la rue

La foule était constituée de 1 200 à 3 000 personnes dont un certain nombre de femmes enceintes, bébés sur le ventre ou sur le dos, enfants en poussette ou à pied, manifestant pour leur frère ou leur sœur à naître, voire même leur futur accouchement !

Illustration - La Maternité des Lilas de nouveau dans la rue

« La maternité est un symbole du type de société que nous voulons » , a déclaré Maya Surduts, de la Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception.

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« La maternité des Lilas est spécifique dans son approche qui en fait aussi un lieu convivial où se marient harmonieusement la sécurité médicale et le respect de la naissance et du lien parent-enfant» , a souligné EELV dans un communiqué.
Les écologistes étaient moins visibles dans le cortège que le Front de gauche, avec Jean-Luc Mélenchon et la candidate du PG à la mairie de Paris, Danièle Simonnet, le PC, avec Pierre Laurent, le PS, avec le président du conseil général Stéphane Troussel, et la CGT.

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Le gynécologue René Frydman, qui a été nommé comme médiateur dans ce conflit, doit rendre son rapport le 15 octobre.
D’ici là, le collectif de la maternité et la CGT devraient être reçus le 24 septembre par Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale. Il manquerait 18 millions pour boucler le montage financier du projet porté par la maternité.

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