Lou Reed, la révolution de velours
Depuis les années 1960, ce musicien à la fois star et underground a marqué l’histoire du rock.
dans l’hebdo N° 1275 Acheter ce numéro
Durant les trente dernières années de sa vie, Lou Reed, décédé à l’âge de 71 ans ce 27 octobre, aura cherché à faire oublier le personnage qu’il avait incarné au sommet de sa gloire, entre 1972 et 1975. Celui du rocker déglingué, aux propos souvent détestables, miné par les drogues et l’alcool mais capable d’écrire des tubes fédérateurs (« Walk on The Wild Side » ), d’enregistrer des opéras rock dépressifs ( Berlin ) ou des doubles albums aussi bruitistes qu’inaudibles ( Metal Machine Music ). Sur une chanson (« Average Guy ») d’un disque autobiographique sous-estimé de 1982, The Blue Mask, il se présentait comme quelqu’un de plutôt banal, « un type dans la moyenne » essayant « de faire les choses du mieux possible ». Dans de nombreuses interviews, on l’entendra ainsi renier son passé de star du rock (même si, bien sûr, il en sera toujours une) préférant se définir comme un auteur « qui interprète lui-même les choses qu’il écrit » ou comme un musicien « qui n’appartient pas au monde de la musique
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