NSA : nous sommes tous des terroristes

Ce qui effraie, c’est la vision d’un capitalisme où tout le monde est l’ennemi de tout le monde. Si ce n’est pas une dictature, c’est au moins un totalitarisme.

Denis Sieffert  • 31 octobre 2013 abonné·es

Lorsqu’en 1949 George Orwell publie son fameux roman de politique-fiction  1984, le totalitarisme qu’il dénonce a son quartier général au Kremlin. Le fameux « Big Brother is watching you », devenu une figure familière de nos conversations, est d’abord une allégorie du stalinisme. Partisan d’un socialisme démocratique, l’écrivain anglais, qui avait rejoint les rangs du POUM pendant la guerre d’Espagne, et que l’on situerait aujourd’hui « à gauche de la gauche », n’envisageait pas que cette espionnite tentaculaire et oppressante puisse un jour transférer son siège à la Maison Blanche. Impossible à l’époque d’anticiper la croissance monstrueuse de cette National Security Agency (NSA), l’agence américaine de renseignements, dont on découvre les turpitudes et les délires. À la rigueur, un esprit fertile comme

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes