Fiscalité : un si timide espoir…

Si la « remise à plat » ne veut rien dire, la formule produit tout de même un effet subliminal. Elle fait naître une attente.

Denis Sieffert  • 28 novembre 2013 abonné·es

Les mots ne sont évidemment pas indifférents. Avec sa « remise à plat fiscale », Jean-Marc Ayrault ne nous dit pas grand-chose de ses intentions. Au point que l’on peut même se demander s’il a vraiment des intentions. Les raisons d’en douter sont nombreuses. Un projet de « remise à plat » de notre système fiscal, dont le ministre de l’Économie et des Finances et son collègue du Budget n’avaient pas même entendu parler, et qu’ils ont découvert un beau matin (on exagère à peine !) en lisant les Échos, avouez que cela ne fait pas très sérieux. Sans compter que l’idée vient d’un Premier ministre en sursis, ne devant sa survie qu’à la fonction sacrificielle qui lui est dévolue dans l’attente du prochain désastre électoral. Non, décidément, le coup ressemble à s’y méprendre au

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