Parutions de la semaine

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Non au temps plein subi !

Samuel Michalon, Baptiste Mylondo et Lilian Robin, Éd. du Croquant, 155 p., 16 euros.

Plaidoyer pour un droit au temps libéré Crise sociale oblige, le droit au temps partiel choisi n’est pas dans l’air du temps. Pourtant, les trois auteurs de cet excellent ouvrage ne se trompent pas de débat ou d’époque. Seuls 10 % des salariés ont demandé et obtenu un temps partiel, alors même qu’un Français sur deux souhaiterait voir baisser son temps d’emploi. En fait, on bosse trop, beaucoup trop, montrent les auteurs, qui s’inspirent de nombreuses études et d’exemples de pays développant le temps partiel choisi. Cet ouvrage lucide revendique un temps libre intégré dans des indicateurs de richesse, réduisant les inégalités et l’empreinte écologique.

La Richesse cachée des nations

Enquête sur les paradis fiscaux

Gabriel Zucman, éd. du Seuil, « La République des idées », 128 p., 11,80 euros.

Professeur à la London School of Economics et chercheur à l’université de Berkeley, Gabriel Zucman a réalisé une enquête inédite sur les paradis fiscaux, sans doute la plus édifiante. L’économiste estime qu’en 2013 les paradis fiscaux hébergent 8 % du patrimoine financier mondial des ménages les plus fortunés, soit 5 800 milliards d’euros. Et 80 % de ces fortunes ne sont pas déclarées ! Au-delà de ces chiffres, Gabriel Zucman prône une rapide disparition de l’opacité financière par l’instauration d’un registre mondial des titres financiers, lequel existe déjà en Suède. Cette idée s’inspire de la création, en 1791, sous la Révolution française, d’un cadastre du territoire pour recenser toutes les propriétés immobilières et abolir ainsi les privilèges.

L’Austérité contre l’emploi

Pierre Mendès France et Gabriel Ardant, textes présentés et annotés par Christian Chavagneux, Alternatives économiques-Les petits matins, 100 p., 5 euros.

Ce petit ouvrage propose une relecture d’extraits de la Science économique et l’action, texte publié en 1954 par Pierre Mendès France, éphémère président du Conseil, et par Gabriel Ardant, inspecteur général des finances, qui fut commissaire général à la productivité. Pour eux, une période de crise est le signe d’une société trop inégalitaire, l’inflation contribue à effacer les dettes et la politique monétaire doit viser des taux d’intérêt les plus bas possible. Autrement dit, la Banque centrale doit intervenir pour acheter des dettes souveraines. Tout le contraire des politiques d’austérité menées actuellement. On est frappé, à cette lecture, de voir combien les positions actuelles devraient s’inspirer d’arguments présentés il y a plus de cinquante ans.


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