Prostitution: l’étrange défense d’Élisabeth Badinter
Badinter, toujours du bon côté du manche. Dans une interview au monde.fr publiée ce mardi (à lire ici), Élisabeth Badinter se positionne contre la loi de pénalisation des clients de la prostitution.
Lire > Prostitution : ce que changera la loi
Les arguments qu’elle avance sont, sinon douteux, du moins très étranges… _ 1. Ainsi, pour Badinter, « l'État n'a pas à légiférer sur l'activité sexuelle des individus » . La prostitution ne serait donc qu’une « activité » comme une autre ? La philosophe étaye sa conception ultralibérale au nom du féminisme. Interdire aux prostituées « de faire ce qu'elles veulent avec leur corps serait revenir sur un acquis du féminisme qui est la lutte pour la libre disposition de son corps » , affirme-t-elle. Les féministes n’ont-elles jamais lutté, aussi, pour que la sexualité soit libre et consentie ? _ 2. L’auto-proclamée défenseuse s’emmêle encore plus les pinceaux quand elle évoque les hommes, dont elle prétend prendre la défense – c’est bien connu, ils sont incapables de le faire eux-mêmes… « L’appel des 343 salauds » ? « C'était une intervention
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