Réforme des retraites: l’introuvable changement de cap
L'Assemblée nationale a définitivement adopté , mardi après-midi, la réforme des retraites du gouvernement Ayrault, à une majorité plus large qu'en première lecture, malgré le recours au vote bloqué, une procédure que le PS jugeait en 2010 déshonorante et indigne.
Rejeté au Sénat le 5 novembre, le texte du gouvernement n'avait été voté par les députés le 15 octobre qu'à une majorité relative de 270 voix contre 249 en raison de l'abstention de 47 élus radicaux de gauche, écologistes et socialistes. Ces abstentionnistes avaient donc le pouvoir de s'opposer à cette réforme de régression sociale qui s'inscrit dans la continuité des réformes menées par les gouvernements de droite depuis 1993, avec un allongement de la durée de cotisation à 43 ans, qui aura pour principal effet de repousser l’âge réel de liquidation de la retraite à 66 ans, voire plus. Pour cela, il eût fallu qu'ils votent contre plutôt que de s'abstenir.
Lire > Réforme des retraites: une lettre ouverte aux députés abstentionnistes
C'est aussi ce que leur demandait, ce midi, Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, dans la manifestation qui a rassemblé quelques milliers de manifestants à
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
« Les inégalités de richesse sont les inégalités des chances de demain »
Les revenants du mythe entrepreneurial
Jeunes morts au travail : le secteur agricole en première ligne