Urgence pour l’Hôtel-Dieu

Les urgences de l’établissement parisien ont été remplacées par des consultations sans rendez-vous. Un comité de soutien se mobilise pour que perdure un service d’accueil de proximité.

Ingrid Merckx  • 28 novembre 2013 abonné·es

L’endroit est clair, calme, vide. Deux personnes patientent dans la salle d’attente, deux professionnels orientent les arrivants. Une grande partie des urgences de cet hôpital historique, situé entre la Seine et Notre-Dame, ont fermé le 4 novembre. Les pompiers ne viennent plus. Les équipes ont été transférées. Celles qui restent font le pied de grue. « Les chambres ont été fermées à clé », s’indigne Gérald Kierzek. Il est 10 heures, cet urgentiste de 38 ans est de garde depuis la veille au soir mais il nous accueille rasé de près et remonté à bloc. C’est lui l’opposant numéro 1 au projet de reconstruction défendu par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP) sur la base du « rapport de préfiguration de l’hôpital

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Société Santé
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