Les droits des femmes victimes d’une erreur de traduction?
Le vote du Parlement européen rejetant le rapport Estrela, un texte sur les droits des femmes et l’avortement, a-t-il été faussé ? Décryptage.
Le 10 décembre, le Parlement européen enterrait le «Rapport Estrela» , du nom de la députée socialiste portugaise Edite Estrela, vice-présidente de la commission pour les droits de la femme et l‘égalité des genres.
Ce «rapport d’initiative» prônait un accès généralisé en Europe à la contraception et à de services d’avortements sûrs, reconnaissant ainsi, sur le principe, l’avortement comme un droit européen. Ce texte purement symbolique, puisque non-contraignant, a déclenché l’ire des députés conservateurs qui ont contré la proposition en déposant un texte alternatif affirmant la primauté des Etats-membres sur de telles questions.
A l’heure du vote, c’est cette motion alternative qui a été adoptée, par 334 voix contre 327, enterrant définitivement le rapport Estrela, au
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