Saint-Denis, banlieue-monde

Si la ville concentre les difficultés sociales, elle possède aussi des ressources en termes d’activité et de solidarité.

Lena Bjurström  • 5 décembre 2013 abonné·es

Au marché du centre-ville de Saint-Denis, on trouve du miel bio comme des bracelets en plastique à trente centimes. Le matin, halle couverte et stands extérieurs voient défiler les populations entre les étals d’épices et les bouchers, brassage multicolore et international dont la mairie s’enorgueillit. Mais cette ville-monde, pour certains, est une banlieue sombre pour d’autres. Trafics, misère, marchands de sommeil : la réputation de Saint-Denis n’est plus à faire tant elle concentre les clichés de la banlieue dans l’imaginaire populaire.

Josette, dionysienne depuis toujours, envisage de s’en aller. « Tous les Gaulois comme moi cherchent à partir. La ville est sale, les écoles se sont

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Publié dans le dossier
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Temps de lecture : 4 minutes