Dossier : La gauche à Hollande

Le bitcoin, une alternative ?

Bienvenue au paradis des bitcoins, nouveau moyen de paiement virtuel qui a le vent en poupe. Mais cet argent immatériel donne naissance à des marchés hors de tout contrôle.

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Bienvenue au paradis des bitcoins, nouveau moyen de paiement virtuel qui a le vent en poupe. Boutiques, entreprises et médias acceptent volontiers cette jeune monnaie alternative, créée par une communauté d’internautes. Destiné à simplifier les échanges, le bitcoin séduit outre-Atlantique, jusque dans l’administration américaine, mais aussi en Europe. En France, le Sénat s’est récemment entouré de spécialistes de la question pour débattre des enjeux qu’implique l’émergence de cette nouvelle devise.

Toutefois, acheter des bitcoins n’est pas à la portée de tous. Cet argent immatériel est avant tout un outil de thésaurisation, qui a donné naissance à des marchés boursiers hors de tout contrôle, dominés par l’appétit d’acteurs financiers. Les minikrachs s’y succèdent à la vitesse d’algorithmes que des ordinateurs moulinent à haute fréquence, contournant les États et les taxes. On ne pouvait rêver pire symbole de l’économie casino et pire produit de la pensée économique libérale radicale.

Même si la création du bitcoin est motivée par une défiance à l’égard des institutions financières, comme l’affirme l’économiste Philippe Herlin, cela suffit-il à en faire une alternative comparable aux dizaines de monnaies complémentaires existant en France ? Non, répliquent Dominique Plihon et Philippe Derudder, opposant l’individualisme et la spéculation qui prévalent pour l’une aux objectifs sociaux, écologiques et citoyens qui motivent les autres. Ces dernières se développent à grande vitesse et cherchent, entre autres, à réduire les conséquences néfastes de la spéculation sur les monnaies. Avec succès, comme en témoigne l’eusko basque, devise locale qui, en un an à peine, est devenue la plus importante des monnaies complémentaires de France.


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