La capitulation de trop

La vieille droite entraînerait moins de monde si des peurs économiques et sociales ne venaient se mêler aux fantasmes identitaires.

Denis Sieffert  • 5 février 2014 abonné·es

La gauche vacille. Entre « incompréhension » et « consternation », les Verts, le Front de gauche et même des députés socialistes, comme le rapporteur du projet de loi « Famille », Jean-Pierre Michel, n’ont pas mâché leurs mots pour signifier, lundi soir, leur désarroi ou leur colère après la nouvelle reculade du gouvernement. En renvoyant aux calendes grecques l’examen d’un texte qui avait déjà été expurgé de tout ce qui risquait de fâcher la droite la plus réactionnaire, MM. Hollande et Ayrault ont commis un acte lourd de conséquences. À droite, ils ont renforcé cette vieille France traditionnaliste, mélange de ruralité et de grande bourgeoisie urbaine, qui n’a toujours pas digéré la prise de la Bastille. À gauche, ils ont montré en quelle

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes