Parutions de la semaine

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Vacarme

Revue Vacarme, hiver 2014, n° 66, 256 p., 12 euros.

Cette nouvelle livraison de Vacarme, à la veille des européennes, s’interroge sur les possibilités de « faire de l’Europe un lieu ordinaire de la politique ». Avec l’objectif affiché de « lutter contre les politiques européennes de droite ». C’est là une des « batailles ouvertes » que ce numéro veut engager. Tout comme celle des « questions de genre », en donnant la parole à l’une de leurs plus éminentes spécialistes étasuniennes, Joan W. Scott, historienne du féminisme français. Mais aussi l’urgente réforme des politiques des drogues, dont l’anthropologue Aude Lalande pointe vivement la dramatique inertie hexagonale. On lira donc ce Vacarme n° 66 comme un numéro de combat. Il en faut, en ce moment !

Les Feuilles mortes du capitalisme

chroniques de fin de cycle

Jean-Marie Harribey, éd. Le Bord de l’eau, 160 p., 15 euros.

Jean-Marie Harribey, qui préside l’association Les économistes atterrés, poursuit son objectif de rendre abordables les concepts indispensables à la démystification du discours économique dominant et à l’élaboration d’alternatives. L’originalité de ce travail est dans la forme. Une enquête policière est menée pour découvrir les politiques monétaire et budgétaire imposées par le trio infernal nommé « troïka ». L’investigation est confiée à un inspecteur qui met à nu les arrangements entre les pouvoirs politiques et la bourgeoisie financière. La deuxième partie de l’ouvrage rassemble des textes écrits au cours trois dernières années, qui commentent la fin de cycle du capitalisme financier.

La Révolution défaite

Les groupements révolutionnaires parisiens face à la révolution espagnole

Daniel Aïache, éd. Noir et Rouge, 136 p. (+ 8 p. de photos), 16 euros.

À partir de Paris, véritable « base arrière », Simone Weil, David Rousset, Victor Serge ou Pierre Besnard furent quelques-uns de ces volontaires français qui aidèrent la République espagnole en lutte contre son écrasement par les franquistes et les fascismes européens. En son sein, les anarchistes de la CNT, vraie organisation de masse, œuvrent à réaliser une « révolution ». Selon Guy Debord, « l’ébauche la plus avancée qui fut jamais d’un pouvoir prolétarien ». On sait qu’elle se termina par la défaite, largement minée à l’arrière par les envoyés du Komintern stalinien. Ce petit livre précieux vient en rappeler le souvenir et l’épopée, qui interroge sur l’internationalisme et la stratégie dans les luttes sociales.


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