Une révolution inquiète

C’est toute l’histoire de la politique occidentale à l’égard de l’ex-URSS qui se répète. La façade est démocratique, mais à l’arrière-plan, il y a le marché.

Denis Sieffert  • 27 février 2014 abonné·es

Les révoltes s’imposent généralement aux peuples comme une nécessité sociale ou démocratique. Mais on sait aussi, pour paraphraser Aragon, qu’il n’y a pas de révolution heureuse. Les insurrections baignent presque toujours dans le sang, et les lendemains sont chaotiques. L’actualité des pays arabes nous le rappelle chaque jour. L’Égypte rebascule dans la dictature militaire, et la Syrie continue de crouler sous les bombes d’un régime irascible et cruel. D’une façon ou d’une autre, l’Ukraine n’échappera pas à cette fatalité. Les manifestants de la place Maïdan, qui ont déjà payé leur victoire d’un lourd tribut, en avaient conscience, dimanche, au lendemain de la chute du potentat qui dirigeait le pays. Le deuil, bien sûr, mais aussi la gravité se lisaient sur

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes