Vaucluse : bienvenue à « Facholand »

Depuis l’élection de Marion Maréchal-Le Pen, le Vaucluse est un laboratoire pour les alliances entre le Front national, ses satellites et une droite radicalisée. Une analyse du mensuel le Ravi.

Clément Chassot  • 27 février 2014 abonné·es

avec l’implantation du transfuge frontiste Jacques Bompard (désormais député) à la mairie d’Orange, en 1995, et depuis l’élection en 2012 à l’Assemblée nationale de Marion Maréchal-Le Pen (nièce de) à Carpentras, le Vaucluse, fortement paupérisé, offre à l’extrême droite ses meilleurs scores électoraux [^2]. Lors des dernières législatives, des communes comme Bédarrides ont voté Front national à plus de 50 % (en triangulaire). Marine Le Pen a manqué de peu de dépasser Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle. Patrick Bassot a longtemps été l’unique conseiller général FN de France avant l’élection de Laurent Lopez, dans le Var, l’année dernière. Sans oublier Mme Bompard, maire de Bollène et conseillère générale, comme son député-maire d’époux. Voici pour le florilège.

À un mois des élections municipales, ces succès de campagne inquiètent le microcosme politique local. De là à être pris de panique face à cette vague bleu marine ? « Je discute souvent de ces questions-là avec mes collègues sénateurs, je leur dis qu’il n’y a que la proximité qui marche », explique Alain Milon, ancien maire UMP de Sorgues, président de la communauté de

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Politique
Temps de lecture : 7 minutes