Jacques Testart : « Trier les embryons : un risque pour l’humanité »

À l’origine du premier « bébé-éprouvette » en France, en 1982, le biologiste Jacques Testart invite à faire preuve de prudence et de sens critique vis-à-vis de la médicalisation de la procréation.

Ingrid Merckx  • 6 mars 2014 abonné·es

Tous les enfants seront-ils choisis dans des éprouvettes avant la fin de ce siècle ? « Trente-cinq ans après le premier “bébé-éprouvette [^2] ”, près de 3 % des enfants des pays industrialisés sont conçus avec l’aide de la biomédecine », écrit Jacques Testart dans la préface de son dernier ouvrage [^3]. Déjà, une société sise à Kiev (Ukraine), BioTexCom, propose sur son site Internet le « Paquet tout compris » pour l’insémination d’une mère porteuse et le « Paquet économe » (à 3 900 euros) promettant le transfert de trois embryons dans l’utérus. Citant Gorz, Illitch ou Ellul, Jacques Testart invite à plus de sens critique vis-à-vis de la

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Société
Temps de lecture : 7 minutes