Les petites audaces d’un ministre

Le fameux « pacte de responsabilité » n’est plus guère qu’un cierge qui se consume aux pieds des patrons.

Denis Sieffert  • 13 mars 2014 abonné·es

Tout le monde connaît la formule de Jean-Pierre Chevènement : « Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne. » Or, voilà que le très discret Benoît Hamon, peu connu pour ses coups d’éclat, l’ouvre mais ne démissionne pas. Et circonstance aggravante – le ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire n’a pas choisi pour rompre les rangs le sujet le plus anodin. Il s’est exprimé sur le plus précieux des projets présidentiels. Celui que François Hollande nous a vendu et survendu, la pépite du « socialisme de l’offre », l’arme de destruction massive contre le chômage : le pacte de responsabilité.

Bien sûr, la protestation n’est ni trop téméraire ni malhabile. Officiellement, Benoît Hamon ne s’en prend pas à ses collègues et

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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