Resnais, l’audace du chercheur
Le réalisateur d’ Hiroshima mon amour et d’ On connaît la chanson , décédé à l’âge de 91 ans, a inventé des formes pour dévoiler ce que l’on n’avait pas encore vu.
dans l’hebdo N° 1293 Acheter ce numéro
La mort a pris Alain Resnais, à 91 ans, alors qu’il travaillait au film qui devait succéder à Amour, boire et chanter , en salles le 26 mars prochain. Son titre : Arrivée et départ . Plutôt littéral, puisque l’action se serait située dans une gare. Mais on peut aussi l’entendre autrement : comme le résumé d’une vie, à la manière d’Alain Resnais, tout en ellipse et légèreté.
C’est ainsi qu’on a aimé le voir, depuis vingt ou vingt-cinq ans, contrairement à l’image d’intello qu’il « traînait » à ses débuts, comme un homme délesté de toutes les pesanteurs. Les films de sa dernière période, disons depuis Smoking/No smoking (1993), y incitent aussi, qui ne s’embarrassent plus de réalisme, font la part belle à la variété ou à l’opérette, chantent le jeu des comédiens et ont même perdu la matérialité de leur décor : il n’y a plus de murs mais des incrustations dans Vous n’avez encore rien vu (2012), et des rideaux de scène dans Amour, boire et chanter…
Et pourtant. À l’image des
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