Roger Martelli : « Finissons-en avec les discours de guerre froide »

Pour l’historien Roger Martelli, il est urgent de sortir de la logique de l’affrontement, de préserver l’unité de l’Ukraine et de desserrer l’étreinte économique qui paralyse ce pays.

Roger Martelli  • 13 mars 2014 abonné·es

Vladimir Poutine n’est pas un « bon ». C’est un autocrate et un nationaliste « grand-russien ». Mais il dit le désir de la Russie de n’être pas vouée au rôle attribué par « l’Occident » : une puissance émergente économiquement contrôlée (par le « consensus de Washington ») et un « nain » politique. Les gouvernements ukrainiens, depuis de nombreuses années, ne sont pas des « bons ». Ioulia Timochenko, l’ancienne icône de la révolution orange, et Victor Ianoukovitch, le dirigeant hier écarté, incarnent des pouvoirs corrompus et inefficaces, qui ont accompagné le déclin économique et social et l’endettement extérieur massif de leur pays. Mais ils gouvernaient une Ukraine administrativement unie. Le mouvement de la place Maïdan est un vaste mouvement populaire. Il en est de lui comme des peuples en général : il n’est ni

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Monde
Temps de lecture : 5 minutes