Tinariwen, des nomades en exil

Privé de ses terres natales, ravagées par un conflit qui mine la région, le groupe touareg du nord-est du Mali a enregistré son dernier album dans le désert californien de Joshua Tree. Rencontre.

Elodie Corvée  • 6 mars 2014 abonné·es

Emmaar, « souffle brûlant » en tamachek, est le dernier né de Tinariwen (« les déserts »), seul groupe touareg capable d’inscrire son nom en haut des affiches des plus grands festivals de rock. Et de faire voler en éclats le concept de world music. Les riffs de guitare et le son saturé de leurs premiers albums n’expliquent pas à eux seuls l’amour empreint de respect que leur manifestent les rockeurs du monde entier. « Notre message est fort, agressif, et je comprends que, dans ce sens, il devienne rock pour certains », tente comme explication le bassiste Eyadou Ag Leche, qui, à l’instar de ses acolytes, a longtemps tout ignoré des catégories musicales dont le monde occidental s’est doté. Car les musiciens puisent leur inspiration dans le quotidien du peuple touareg, rythmé par les conflits et les deuils, dans une région en proie à l’instabilité politique, particulièrement à Tessalit, dans la région de Kidal, au nord-est du

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Musique
Temps de lecture : 5 minutes