Pour réhabiliter la folie

Le journaliste Patrick Coupechoux dénonce la dérive conservatrice
de la notion de « santé mentale »

Ingrid Merckx  • 3 avril 2014 abonné·es

La folie a disparu. Le mot est banni. On dit schizophrénie, maladie mentale, handicap… Le fou n’est pas officiellement mis à l’index – sauf par Nicolas Sarkozy en 2008 –, mais il est considéré comme atteint d’un mal qui n’appartient qu’à lui. La société n’est pas concernée. « Ce qui nous exonère de nous interroger sur le regard que l’on porte sur la folie. Le fou n’existe plus, noyé dans la masse des personnes en souffrance », déplore Patrick Coupechoux dans Un homme comme vous, exploration critique des sources théoriques, cliniques, politiques et poétiques de la désaliénation. Soit l’histoire de cette psychiatrie née à l’époque de la Résistance, considérant le fou comme sujet et cherchant à en finir avec l’asile. C’est l’idée selon laquelle le fou

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Idées
Temps de lecture : 4 minutes

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