Jihad en Syrie : « Une forme de déni de liberté »

En criminalisant les jeunes qui veulent partir en Syrie « faire le jihad », les autorités françaises occultent les raisons de leur motivation, estime l’avocat parisien Antoine Comte.

Le 13 mai, sept jeunes « susceptibles d’avoir rejoint un camp d’entraînement » en Syrie sont arrêtés à Strasbourg. Le 18 mai, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, annonce que le « plan de lutte contre les filières jihadistes », lancé le 23 avril, a permis d’empêcher « cinq ou six départs » et que la plateforme de signalement et le numéro vert créés ont entraîné « soixante-dix signalements très sérieux ». L’avocat Antoine Comte dénonce les dérives possibles de ces mesures. Le plan de lutte conte…
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