Pouria Amirshahi : « Nous voulons rester libres de notre parole »

Député socialiste proche de Benoît Hamon, Pouria Amirshahi est l’un des « frondeurs » qui n’ont pas voté le pacte de stabilité défendu par Manuel Valls. Il explique sa démarche.

Denis Sieffert  • 8 mai 2014 abonné·es

Ils ont été 41 députés socialistes à s’abstenir, le 29 avril à l’Assemblée. Un désaveu pour le nouveau Premier ministre et pour François Hollande. Simple avertissement ou amorce d’une contestation durable ? Pouria Amirshahi penche pour la seconde hypothèse.

Comment est née la « fronde » des députés socialistes ?

Pouria Amirshahi : C’est le résultat d’une lente infusion, d’abord par le doute en raison de la pratique du pouvoir par l’exécutif, et en raison des choix économiques et budgétaires. Ceux-ci se sont affirmés assez tôt, mais ça ne s’est pas cristallisé tout de suite parce qu’il y a eu l’euphorie de la victoire puis quelques lois qui ont fait écho à la dynamique de victoire. Pendant deux ans, on a oscillé entre l’idée que l’on pourrait infléchir la trajectoire du gouvernement Ayrault et des doutes alimentés dès le début par l’acceptation du TSCG, que François Hollande s’était engagé à ne pas ratifier tant qu’il n’était pas renégocié, puis par l’ANI (accord national interprofessionnel). Le tournant est intervenu avec les vœux puis la conférence de presse du

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Politique
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