Christine Salem : La thérapie maloya
Avec son album Salem Tradition, la chanteuse réunionnaise Christine Salem poursuit sa reconquête d’un genre musical ancestral et revendicatif, cette fois-ci aux côtés du quintet franco-américain Moriarty.
dans l’hebdo N° 1313-1315 Acheter ce numéro

© Jean-Noel Enilorac
Elle a coutume de dire que c’est le maloya qui est venu à elle, et non l’inverse. Son parcours, qu’elle raconte sans détours ni complaisance, ne dit rien d’autre. Née un 20 décembre, date symbolique s’il en est à La Réunion [^2], Christine Salem n’en finit pas de célébrer la mémoire de ses ancêtres esclaves en réinventant un maloya qui lui correspond et parle à ses contemporains. « Le maloya, c’est bien plus que du folklore en grande robe haïtienne, c’est une musique à part entière, moderne, qui porte nos revendications identitaires », déclare-t-elle en guise d’avertissement.
Souvent comparé au blues, parce que lui aussi chante les misères de l’esclavage sur un mode souvent subversif, le maloya s’en distingue par son caractère incantatoire et sa
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Nayra : « La méritocratie dans le rap vient de la capitalisation de l’industrie »
« Sad and Beautiful World », désespoir et des espoirs
« Peau de serpent », lumière noire