Le Méliès, suite (À flux détendu)

À Montreuil, le feuilleton du cinéma le Méliès continue.

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À Montreuil (Seine-Saint-Denis), le feuilleton du cinéma le Méliès continue, en l’absence désormais de l’une de ses principales protagonistes, l’ex-maire de la ville, Dominique Voynet. Mais il faut croire qu’un esprit de revanche persiste, car certains se sont félicités de la récente décision du tribunal administratif de Montreuil, qui a validé le licenciement de Stéphane Goudet, directeur artistique du Méliès au moment des faits, au début de l’année 2013. Le tribunal reproche à Stéphane Goudet d’avoir « utilisé la recette de séances non commerciales, sans l’aval du conseil municipal, pour l’achat de places destinées à être distribuées gratuitement à des associations locales » et souligne qu’il « a méconnu son obligation de réserve » pour avoir annoncé sur Facebook son prochain licenciement. Ce jugement, s’il approuve « le licenciement pour faute grave » de Stéphane Goudet, n’a cependant pas le même poids que la somme d’accusations graves, et jusqu’à ce jour dénuées de la moindre preuve, que l’ancienne édile avait portées à l’encontre du directeur artistique. Celui-ci aurait constitué « une caisse noire », dans laquelle on puisait notamment pour « acheter de la drogue », générant « un déficit de recettes » estimé par la Ville « au minimum à 143 000 euros » depuis 2004. Voynet avait aussi déposé plainte contre X pour « détournement de fonds publics », enquête toujours en cours. Ces quelques remous surviennent alors que Stéphane Goudet, ainsi que deux autres salariées suspendues, réintègre son poste, sur décision de la nouvelle municipalité. Et que se profile l’ouverture d’un nouveau Méliès, plus grand, à l’horizon 2015. « Cette décision [de réintégration ] s’inscrit dans une logique d’apaisement, afin que tout le monde sorte de cette crise par le haut », a déclaré, il y a quelques semaines, la nouvelle adjointe à la culture. D’autres préféreraient-ils une issue par le bas ?


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