Un conflit toujours central

Il n’y a pas de conflits qui se règlent par magie simplement parce que les pays occidentaux en nient l’existence. Ils ne disparaissent pas. Ils se transforment.

Denis Sieffert  • 10 juillet 2014 abonné·es
Un conflit toujours central

Le conflit israélo-palestinien est ce qu’on appelle un conflit « de basse intensité ». Assez souvent, il s’efface derrière une autre actualité, encore plus sanglante. On aurait alors tendance à l’oublier. Voire même, pour les plus naïfs, ou les plus perfides, à le croire réglé faute de combattants côté palestinien. Mortelle illusion ! Car les Palestiniens, eux, ne l’oublient jamais. Comment l’oublieraient-ils alors que les colonies empiètent toujours plus sur leurs terres, que leurs maisons sont détruites et que l’arbitraire administratif et militaire entrave leurs faits et gestes ? Comment les habitants de Gaza, étouffés depuis sept ans par le blocus israélien, pourraient-ils l’oublier ? Une autre erreur est d’en sous-estimer la portée symbolique, et même la centralité politique. Deux choses qui ne se mesurent ni au nombre de

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes