Envers et contre tous

En décidant de faire taire les voix dissidentes qui, au sein même de l’équipe exécutive, lui réclamaient un changement de cap, François Hollande réduit un peu plus la base de son pouvoir.

Michel Soudais  • 28 août 2014 abonné·es
Envers et contre tous
© Photo : AFP PHOTO / ALAIN JOCARD

Après l’aveuglement, l’entêtement. Ni les indicateurs économiques au rouge ni la défiance croissante de l’opinion n’ont pu convaincre François Hollande et Manuel Valls de changer de cap. Au contraire. Le chef de l’État et son Premier ministre, qui se sont retrouvés le 15 août au fort de Brégançon pour un déjeuner de travail, ont aussitôt fait savoir qu’ils entendaient même « accélérer » le cours des réformes. Sans tenir compte des « propos irresponsables » ( dixit Manuel Valls) de ceux qui, à gauche, dénoncent depuis des mois la part trop belle faite au patronat dans le pacte de responsabilité. Un entêtement qui a atteint son paroxysme avec le remaniement gouvernemental de ce début de semaine, révélant l’implosion de la majorité.

Les mauvaises nouvelles se sont pourtant accumulées au cours de l’été. Le chômage continue d’augmenter ; la croissance est en berne, entraînant de moindres rentrées fiscales, synonymes de déficit supplémentaire ; l’inflation est au plus bas ; et, sur

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Politique
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