Parutions de la semaine

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J’avais vingt ans dans la guerre d’Algérie

Bernard Dravet, préfaces de Michel Rocard et de Simone de Bollardière, L’Harmattan, 168 p., 17 euros.

Officier appelé âgé de 20 ans à peine, Bernard Dravet livre à la première personne du singulier sa traversée plus de deux ans durant de ce qu’on nomme alors les « événements d’Algérie ». Ayant refusé de pratiquer la torture, il subit les brimades de la hiérarchie militaire et des cadres d’active, dont certains rejoindront l’OAS après avoir soutenu le putsch des généraux factieux en 1961. Un témoignage – rare pour sa génération – qui décrit au plus près les effets terribles de cette « sale guerre » sur les jeunes du contingent et surtout sur la population algérienne, motivé, comme le souligne Michel Rocard dans une belle préface, par « la colère politique » et « le besoin de faire partager son indignation »

Une autobiographie transsexuelle

(avec des vampires)

Lizzie Crowdagger, éd. Dans nos histoires, 276 p., 9 euros.

Lilloise âgée de 30 ans, Lizzie Crowdagger, écrivaine et blogueuse prolixe sur Internet, se présentant comme « une lesbienne butch qui aurait voulu être une bikeuse volcanique, ou peut-être une camionneuse de l’Enfer », propose ici un récit inclassable et déjanté, entre (auto)fiction plongeant volontiers dans l’univers (de copines) de Dracula et réflexion imagée sur la structuration des discriminations lesbophobes et transphobes. Un ovni littéraire d’une auteure à suivre, qui donne aussi l’occasion, avec cette première publication, de saluer la naissance d’une nouvelle maison d’édition indépendante – qui publiera dans quelques semaines le prochain essai du sociologue et fondateur du collectif « Les mots sont importants », Pierre Tevanian.

Revue Contretemps

N° 22, 3e trimestre 2014, éd. Syllepse, 224 p., 13 euros.

De « sombres nuées » planent sur une grande partie de l’Europe. C’est ainsi qu’est qualifiée – dans ce numéro – cette menace de plus en plus inquiétante que constituent « les » diverses extrêmes droites du Vieux Continent. En particulier dans l’Hexagone et en Grèce (Syllepse publie également une analyse très fouillée, signée du journaliste Dimitris Psarras, sur le parti ouvertement néonazi Aube dorée). Mais cette dernière livraison de la revue fondée par le regretté Daniel Bensaïd ne se limite pas à ce constat alarmant. Elle veut parier sur l’avenir et le retour possible de l’idée d’autogestion, à partir d’expériences et de réflexions nées aux quatre coins du monde. En commençant par redonner la parole à Charles Piaget, figure centrale de la lutte ô combien « emblématique » des LIP, quelque quarante ans après…


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