L’homme qui fait tanguer le PS
À La Rochelle, militants, frondeurs et manifestants ont chahuté les lieutenants socialistes, au premier rang desquels le Premier ministre.
dans l’hebdo N° 1317 Acheter ce numéro

Chaude ambiance, dimanche matin, pour la séance de clôture de La Rochelle. Le Premier ministre, Manuel Valls, doit s’exprimer pour la première fois devant les militants et cadres socialistes depuis la formation de son nouveau gouvernement. C’est peu dire qu’il est attendu. Nombre d’entre eux s’avouent « troublés » par le remaniement gouvernemental intervenu six jours plus tôt et l’éviction d’Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon. Au point que Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire désigné début avril sans la légitimité d’un vote des militants, s’est senti obligé de déclarer dans un entretien au Monde que « cette crise était inutile au regard des difficultés et des doutes que connaissent les Français ». Plus dérangeant, le discours du Premier ministre devant le Medef passe mal auprès d’une base désorientée. Cette « provocation », comme beaucoup la qualifient dans les conversations, et la nomination d’Emmanuel Macron, perçue comme « un symbole désastreux », approfondissent un peu plus la fracture que les renoncements successifs de l’exécutif ont ouverte entre les militants et le gouvernement. Même le très diplomate Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, en convenait samedi à demi-mot :
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