Mommy

Un film bourré d’énergie, électrisé par des scènes foudroyantes.

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D’un côté, il y a la déferlante médiatique, qui s’est encore accrue depuis Cannes, où, déjà, Mommy, de Xavier Dolan, avait fait frissonner la Croisette. Il faut dire que le cinéaste canadien est un client rêvé pour les médias : jeune – 25 ans – tout en ayant déjà tourné cinq films, doué, extraverti, tenant des propos éminemment sympathiques contre les esprits régressifs de la Manif pour tous. De l’autre, il y a le film, racontant l’amour d’une mère (Anne Dorval) pour son fils psychotique (Antoine Olivier Pilon), ultra violent par intermittence, et auquel une voisine (Suzanne Clément), enseignante qu’un traumatisme a laissé bègue, donne des cours. Bourré d’énergie, électrisé par des scènes foudroyantes, bercé par une bande originale maligne (d’Oasis à Céline Dion en passant par Dido), le film ne sort pas de ce trio entre tendresse et fureur, en mode roue libre. Mommy exploite à fond l’émotion, parfois hystérisée, souvent dramatique, mais n’atteint pas le sentiment du tragique. C’est là sa limite.


Mommy , Xavier Dolan, 2 h 14.

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