Transition énergétique : Le mythe de la voiture électrique

La loi en débat à l’Assemblée nationale fait la part belle aux véhicules à batterie, au détriment de la définition d’une véritable politique de mobilité douce.

Patrick Piro  • 9 octobre 2014 abonné·es
Transition énergétique : Le mythe de la voiture électrique
© Photo : AFP PHOTO / PHILIPPE DESMAZES

C’est une belle opération de communication : en quelques semaines, la voiture électrique a été intronisée petite reine des routes du futur, solution « à la française » aux impasses du transport routier. Aucune émission de CO2, libéré du pétrole, silencieux, nerveux : le véhicule à batteries présente une fiche technique en apparence idéale face aux défis énergétiques et climatiques : le transport dépend des hydrocarbures à 95 %, émet 27 % des gaz à effet de serre (35 % pour le CO2), et les particules fines rejetées par les moteurs diesel, que la France affectionne, tueraient des centaines de milliers de personnes par an en Europe, selon l’Organisation mondiale de la santé. Dans le projet de loi sur la transition énergétique, le véhicule électrique occupe une place de premier rang. D’ici à 2020, les flottes des

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Temps de lecture : 4 minutes

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