L’enfance, un animal sauvage

Avec Panthère, le très jeune, très doué et déjà très reconnu Brecht Evens a trouvé une sincérité belle comme son dessin. Un tournant pour lui, une merveille pour nous.

Marion Dumand  • 15 janvier 2015 abonné·es
L’enfance, un animal sauvage
Panthère , Brecht Evens, Actes Sud BD, 126 p., 23 euros. Exposition Brecht Evens, à la Galerie Martel, jusqu’au 31 janvier, 17, rue Martel, 75010 Paris.

Il n’y a pas même besoin d’ouvrir Panthère pour être happé. L’animal est là, sur la couverture, petits pois réguliers – rouge, vert, turquoise – sur des bandes de couleur – orange, rose, pistache – espacées de blanc, comme des muscles aquarelle au pinceau large. Sa tête et ses griffes sont celles d’un lion chinois, son corps entoure sans la toucher une petite fille assise par terre, peau bleue, robe rose à motif œil de paon. La panthère et l’enfant se regardent. Entre elles, ni sourire ni défiance. Elles sont là, ensemble, dans une

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Littérature
Temps de lecture : 3 minutes
#BD