Dossier : Frondeurs : Jusqu'où iront-ils ?

Banques françaises : Des bombes à retardement

Fraude fiscale, pratiques à risque, BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et groupe Banque populaire-Caisse d’épargne ont joué un rôle non négligeable dans la crise financière de 2008 et n’ont pourtant rien changé à leurs activités.

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« Je rêve d’une banque qui… » Le slogan publicitaire de LCL a été détourné au profit d’une page Facebook et du compte Twitter @occupetabanque. Les deux se sont propagés comme une traînée de poudre depuis le scandale touchant le groupe britannique HSBC. Des vœux très symboliques s’y expriment : « Je rêve d’une banque qui… ne joue pas nos vies en Bourse, n’organise pas la fraude fiscale, publie la liste des évadés fiscaux, aide la Grèce, ne s’engraisse pas avec mes agios. »

Autant de thèmes abordés dans le récent Livre noir des banques, publié par Attac France et Basta !. L’ouvrage met au jour les activités spéculatives de BNP Paribas, de la Société générale, du Crédit agricole et du groupe Banque populaire-Caisse d’épargne (BPCE), quatre mastodontes qui ont joué un rôle non négligeable dans la crise financière de 2008. Et qu’il a fallu sauver avec de l’argent public. Très fragilisés, ces groupes privés n’ont pourtant rien changé à leurs activités, qui sont aussi les plus dangereuses, affirme l’économiste Dominique Plihon, qui a coordonné ce livre. Leurs filiales n’ont pas abandonné les paradis fiscaux, et aucune de ces banques ne s’est avisée de publier la liste de ses fraudeurs fiscaux. Pire, elles ont spéculé avec la dette grecque et sont impliquées dans de nombreux projets ayant un lourd impact sur le climat. D’où le ras-le-bol citoyen et la recherche de solutions alternatives pour sortir durablement de la crise.


Photo : AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

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