Ukraine : « America fuck you ! »
Dans un livre qui paraît ce jeudi, le journaliste Alain Guillemoles brosse le portrait de ces Ukrainiens de l’Est favorables à la rébellion. Extrait.
dans l’hebdo N° 1341 Acheter ce numéro

© Sandro Maddalena/NurPhoto/AFP
En mai 2014, la rébellion contrôle une vingtaine de villes : un vaste triangle de deux cents kilomètres de côté. Elle y installe un pouvoir fait d’arbitraire. Les chefs de guerre locaux peuvent « réquisitionner » des voitures ou des bâtiments lorsqu’ils en ont besoin. Ils font la police, procèdent à des arrestations, rendent la justice. À Sloviansk, un homme est ainsi condamné à mort pour le vol d’un pantalon. Les dirigeants séparatistes sont obsédés par la recherche des « nationalistes ukrainiens » et autres « saboteurs ». À Donetsk, un étage de l’administration locale a été confié au nouveau service de sécurité de la DNR, qui a pris le nom de NKVD, sinistre hommage à la police politique sous Staline. Dans les anciens bureaux, on interroge les suspects. Des caves ou des appartements servent de prison. Des observateurs de l’OSCE sont retenus plusieurs jours. Accusés d’être des « espions », des journalistes sont capturés puis utilisés comme monnaie d’échange. L’organisation Human Rights Watch publie un rapport concluant que « les rebelles armés utilisent les enlèvements et les passages à tabac comme un moyen d’envoyer un message à la population
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