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Martin Luther King Une biographie

Sylvie Laurent, Seuil, 384 p. (+ 16 p. de photos), 21 euros.

Pasteur baptiste noir, principal artisan de la fin de la ségrégation raciale aux États-Unis, assassiné en 1968… C’est en général tout ce que l’on sait de Martin Luther King, quand bien même sa figure est mondialement connue. Historienne spécialiste des États-Unis, Sylvie Laurent retrace avec précision, au lendemain du 50e anniversaire (en présence de Barack Obama) de la féroce répression de la marche de Selma, en Alabama, la vie et les combats du prix Nobel de la paix 1964. Mais surtout la pensée, souvent « édulcorée » par la suite, de ce théoricien « avant-gardiste et radical  » de la justice sociale, qui œuvra à la synthèse « par-delà race et classe » entre christianisme, liturgie noire, non-violence, désobéissance civile et même marxisme.

Perturbateurs endocriniens, la menace invisible

Marine Jobert et François Veillerette, Buchet-Chastel, 124 p., 12 euros.

C’est le bisphénol A (BPA) qui a révélé la menace des perturbateurs endocriniens à l’opinion publique. Cet additif que l’on trouve dans des biberons, le papier thermique, les canettes de boisson, des emballages alimentaires, etc., à l’origine de dérèglements du système hormonal. L’industrie chimique a relâché dans la nature des centaines de ces molécules, nous révèlent les auteurs. Elles sont impliquées dans des cancers, des troubles de la reproduction, des diabètes, etc. La prise de conscience est incroyablement lente, freinée par le lobby de la chimie, qui parvient même à bloquer l’adoption par l’Union européenne d’une définition des perturbateurs endocriniens. Initiative rare dans ce type d’ouvrage : quinze pages de gestes utiles « pour se mettre à l’abri » .

L’Algérie au cœur Révolutionnaires et anticolonialistes à Renault-Billancourt

Clara et Henri Benoits, avec Jean-Claude Vessillier, Syllepse, 224 p., 14 euros.

Le 17 octobre 1961, la Fédération de France du FLN a choisi cinq « témoins » français pour sa manifestation pacifique à Paris, réprimée dans le sang et faisant des centaines de morts. Tous sont militants, salariés de Renault-Billancourt – dont Clara et Henri Benoits. C’est une date clé dans leurs multiples engagements, marqués par les guerres coloniales et, en premier lieu, une solidarité sans faille avec les ouvriers algériens. Clara est au PCF, rare femme déléguée (CGT) dans cet univers masculin. Henri, lui, est militant de la IVe Internationale. Ce témoignage à deux voix, riche, passionnant, est celui de deux personnalités et de parcours – distincts – de luttes révolutionnaires, syndicales, anticolonialistes, féministes et antiracistes.


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