Devoir d’humanité

Les migrants africains, syriens et palestiniens crèvent aussi de cette tendance conservatrice d’une certaine opinion apeurée par la crise.

Denis Sieffert  • 23 avril 2015 abonné·es
Devoir d’humanité
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On est en droit de se poser la question : à partir de combien de morts un naufrage de migrants en Méditerranée devient-il chez nous un « événement », une affaire qui mobilise les consciences et s’impose à l’ordre du jour des sommets européens ? Assurément, mille victimes en une semaine, c’était trop pour que l’on continue à détourner le regard. Mais qu’en est-il lorsque les naufragés ont le bon goût de mourir par dizaines, comme cela arrive chaque semaine ? Car les tragédies de ces derniers jours ne sont que la manifestation visible d’un mal endémique. C’est l’état du monde. Le début du XXIe siècle tel qu’il est, avec ses dictateurs sanguinaires, ses famines subies ou provoquées, ses rançonneurs, ses mafieux, ses murs d’indifférence et parfois de haine.

Les pauvres gens, chargés comme du bétail sur des rafiots d’infortune, payent

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes