La rude bataille d’Alexis Tsipras
Malgré quelques concessions, le chef du gouvernement garde une confiance massive de la population. Correspondance à Athènes, Angélique Kourounis.
dans l’hebdo N° 1347 Acheter ce numéro

Cela fait un peu plus de deux mois que Syriza, le parti de la gauche anti-austérité, est au pouvoir. Et, malgré les reculades sur une partie des engagements pris avant sa victoire électorale, 60 % de Grecs continuent de le soutenir. Soit pratiquement le double de ceux qui l’ont élu. Si le bilan est loin des lendemains qui chantent, il n’est pas aussi négatif qu’une certaine presse voudrait le laisser croire. Une presse qui parle tour à tour de « capitulation » ou d’un gouvernement qui « se plie aux exigences de Bruxelles » ( le Monde ), sans oublier la campagne de décrédibilisation du ministre des Finances, Yanis Varoufakis, qui, il faut le reconnaître, est le client idéal pour ce genre d’opération.
Mais plus on tire sur le pianiste, moins on écoute sa partition, et c’est, somme toute, le but du jeu. Car, en l’occurrence, les partitions du tandem Tsipras/Varoufakis valent la peine d’être écoutées. Portés par cette légitimité populaire, les deux hommes ont voulu expliquer clairement « qu’il n’était plus question de dire oui à tout.
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