Main basse sur la République

Aujourd’hui, l’invocation quasi religieuse de la République couvre plus que jamais une équivoque.

Denis Sieffert  • 30 avril 2015 abonné·es

La proposition de Nicolas Sarkozy de transformer l’UMP en parti des « Républicains » suscite à juste titre bien des critiques [^2]. Les uns, comme le philosophe Marcel Gauchet, exigent de l’ex-Président qu’il assortisse la nouvelle appellation d’un adjectif. À la manière de Jaurès, sans doute, qui se réclamait de la « République sociale ». Cette fois, ce serait plutôt la République « antisociale », ou « autoritaire », ou les deux. Celle, sanglante, de juin 1848 ou celle d’Adolphe Thiers. Les autres, comme l’historien Jean-Noël Jeanneney, s’insurgent contre une « indigne captation d’héritage [^3] ». Tous s’accordent à revendiquer pour eux-mêmes et pour la France entière cette République dont Nicolas Sarkozy voudrait s’emparer pour un usage personnel. Pareille contestation a connu un précédent lorsque,

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes