Le moisi et le grand air…

L’intelligence de Podemos est d’avoir su réconcilier l’engagement dans les mouvements associatifs et la politique institutionnelle.

Denis Sieffert  • 27 mai 2015 abonné·es

Apparemment, François Hollande est un homme heureux. Au soir même du scrutin, il a joyeusement commenté le vote des militants du Parti socialiste. Dans son sillage, il a entraîné la plupart des commentateurs : le bon score obtenu par la « motion A », celle que conduisait Jean-Christophe Cambadélis et que le Premier ministre avait signée, confortait la politique du gouvernement. C’était, de l’avis de tous, une victoire de Manuel Valls, une défaite des frondeurs, et un feu vert pour une candidature Hollande en 2017. Tant de bonnes nouvelles un même jour ne pouvaient que combler d’aise le Président ! Du coup, on est presque gêné de jouer les rabat-joie.

Et pourtant, il suffit de rappeler quelques chiffres pour rendre à l’événement sa juste mesure. Le texte gouvernemental a certes

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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