La communauté critique qui vient
Éric Loret publie un essai où il développe une conception exigeante et ouverte de la critique des œuvres, fondée sur l’échange et le partage.
dans l’hebdo N° 1357 Acheter ce numéro

Défendre une cause perdue. Il y a quelque chose d’« héroïque » aujourd’hui à prendre le parti de la critique des œuvres, comme le fait Éric Loret. Au reste, c’est à peine si lui-même y croit encore. Ou, plus exactement, il fait à juste titre le constat de sa totale disqualification dans l’univers du « capitalisme tardif », qui non seulement n’a pas besoin d’elle, mais se porte mieux sans. « Ses formes traditionnelles sont données pour mortes, écrit-il, de même que la presse qui l’a abritée. » Il en sait quelque chose : il l’a pratiquée de nombreuses années à Libération – un journal qu’il a quitté il y a quelques mois.
On sera peut-être surpris d’apprendre que la critique est en déshérence, quand les annonces publicitaires ne cessent de se servir de ses petites phrases pour appâter le