Mano Solo : Sa grande marmaille
Les Hurlements d’Léo ont réuni une vingtaine d’artistes autour de reprises de Mano Solo. Des arrangements vibrants qui réveillent la poésie du chanteur.
dans l’hebdo N° 1356 Acheter ce numéro

L’arrache-cœur. Pour une bonne part des ados des années 1990, Mano Solo, c’est le grand frère douleur. Des textes violemment beaux, la force du punk ou le groove du jazz, des rythmes latinos, un violoncelle, un accordéon, une flûte, des cuivres, des guitares, une mélancolie brutale et cette voix joliment brisée ont fait de la Marmaille nue un de ces disques qui prennent aux tripes. Qui hantent l’oreille. Quand, en 1995, année de son deuxième album, les Années sombres, il annonça qu’il avait contracté le sida, Emmanuel Cabut – de son vrai nom, et fils du dessinateur Cabu – devint un symbole pour une génération marquée par l’épidémie.