Turquie : « Une défaite relative pour Erdogan »
Les islamo-conservateurs remportent les législatives, mais sortent affaiblis d’une élection qui devait donner les pleins pouvoirs au Président. Analyse du directeur adjoint de l’Iris, Didier Billion.
dans l’hebdo N° 1357 Acheter ce numéro

Les élections législatives devaient permettre au Président turc, Recep Tayyip Erdogan, de renforcer son pouvoir. Son parti, l’AKP, islamo-conservateur, sort au contraire diminué de ce scrutin. Spécialiste de la Turquie, Didier Billion analyse ici les conséquences intérieures et extérieures d’un vote qui, cependant, conforte la démocratie.
Quel bilan tirez-vous de ces législatives ?
Didier Billion : C’est une défaite relative car l’AKP reste tout de même le premier parti en Turquie. Avec 41 % des voix, c’est la quatrième élection législative qu’il remporte. Mais le Président turc doit renoncer à son rêve d’un régime présidentiel fort. Ces élections lui permettaient d’espérer deux solutions pour entreprendre une