DIAPORAMA. Derrière les murs de la prison de la Santé

La Maison d’arrêt parisienne a fermé ses portes pour rénovation. Elle n’en a pas moins gardé quelque temps les stigmates de l’incarcération, dans un silence assourdissant.

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En juillet 2014, trop vétuste, la Maison d’arrêt de la Santé a fermé ses portes. Seul le centre de semi-liberté reste en fonction, recevant pour la nuit quelque cent détenus. La rénovation est prévue sur trois années. Dans le quartier bas, le projet est de passer de trois à deux cellules. Déjà, en 2006, de premiers travaux de restauration avaient commencé, induisant un transfert de détenus (en 2013, la Santé « hébergeait » encore 665 personnes). Construite dans les années 1860, dessinée par l’architecte Vaudremer, elle est la dernière prison intra muros à Paris depuis la fermeture de la Petite Roquette, en 1974. C’est dire si elle concentre une part importante du patrimoine architectural parisien, et combien elle nourrit une mémoire et son imaginaire collectif.

Au printemps, la maison d’arrêt a vécu sous les projecteurs, au rythme des tournages. Pour le cinéma d’abord, dans une fiction relatant cette histoire d’amour entre le directeur de la prison de Versailles et une détenue. Pour une nouvelle saison de Braquo (Canal+), ou encore pour un documentaire et un web-doc de Nicolas Lesoult (diffusé à la rentrée sur politis.fr), qui entend réaliser une visite virtuelle de la Santé, avant ses grands travaux.

Vidée de ses « locataires », la maison d’arrêt n’en a pas moins gardé, quelque temps encore, son quotidien ordinaire, avec son architecture, ses aménagements, sa signalétique particulière. Avant les coups de pioche qui tout effacent.


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