Faits divers et jihadisme

Après ce qu’on a appelé le « vendredi noir », Manuel Valls a repris des mots qui appartiennent aux néoconservateurs américains.

Denis Sieffert  • 1 juillet 2015 abonné·es
Faits divers et jihadisme
© Photo : ALAIN JOCARD/AFP

À qui Manuel Valls veut-il plaire ? En évoquant une « guerre de civilisation » au lendemain des massacres de Sousse, du Koweït et du sordide crime de l’Isère, il a repris des mots qui appartenaient au vocabulaire de George W. Bush et de son entourage néoconservateur. Une formulation dont Nicolas Sarkozy avait également fait un usage surabondant. Ce qui vaut au Premier ministre les lazzis de la droite, qui salue son ralliement. S’il a voulu plaire au Front national, c’est raté. Car, comble d’ironie, le numéro deux du FN, Florian Philippot, a sévèrement critiqué le propos en rappelant qu’il s’agissait là de la « rhétorique qui avait autorisé la guerre en Irak ». « Une catastrophe », a-t-il

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Société
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