Notre-Dame-des-Landes : Nantes-Atlantique, la bonne piste
Le rassemblement annuel des opposants, les 11 et 12 juillet, va se saisir d’une étude citoyenne qui montre que l’actuel aéroport peut couvrir les besoins à venir, réfutant la nécessité d’en bâtir un autre.
dans l’hebdo N° 1361 Acheter ce numéro

Pas d’autre solution qu’un aéroport neuf à Notre-Dame-des-Landes. Des années durant, le discours officiel a défendu ce projet comme une nécessité découlant des limites indépassables de l’actuel équipement de Nantes-Atlantique : croissance de sa fréquentation, piste inadaptée aux très gros porteurs, bruit généré par le survol de l’agglomération nantaise.
La poussée du trafic ? En 2004, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) prévoyait 75 000 mouvements commerciaux par an en 2010 : on en est à 48 000 en 2015. La piste ? Elle est aux normes, tout comme l’ensemble de l’aéroport, aux dires officiels. Le bruit ? Les mesures au sol, à Nantes, ne parviennent pas à identifier la contribution des avions, noyée dans l’ambiance urbaine. Il est en tout cas près de trois fois moindre que projeté il y a dix ans par la DGAC. C’est par un tel facteur qu’il faudrait diviser nombre d’estimations faites par ce service de l’État, conduisant à alourdir systématiquement la barque de Nantes-Atlantique. La DGAC calcule enfin qu’il en coûterait 825 millions d’euros pour mettre Nantes-Atlantique à niveau, soit l’équivalent du projet de Notre-Dame-des-Landes. Une réfection somptuaire : «
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