Tsipras, hélas !
Avec sa démission et l’annonce d’une nouvelle élection, il pose aujourd’hui un double problème politique et moral.
dans l’hebdo N° 1366 Acheter ce numéro

À propos d’Alexis Tsipras, j’ai soigneusement évité jusqu’ici les mots qui fâchent. Celui de « trahison » par exemple. Et pour cause ! Pendant six mois, le principal leader de la gauche radicale grecque a livré un combat courageux pour obtenir de la troïka un accord qui ne condamne pas son peuple à une nouvelle cure d’austérité. Et sur cette période, qui va de la victoire de Syriza au calamiteux accord du 13 juillet, on ne peut lui reprocher aucune faute. Tout juste des erreurs. Sans doute s’est-il mépris sur sa capacité à créer un rapport de force européen. Sans doute a-t-il cru que la France, dont le gouvernement est réputé de gauche (à l’étranger encore…), serait une alliée dans la négociation. Et peut-être même a-t-il espéré – comble de naïveté ! – qu’un