Grèce : « Partir des besoins fondamentaux »
Un appel anticipe la catastrophe économique et sociale que la mise en œuvre du mémorandum signé en juillet risque de provoquer. Il propose que la société civile engage par elle-même un nouveau projet de développement.
dans l’hebdo N° 1371 Acheter ce numéro

© Bicanski/Getty Images/AFP
Intitulé « Un avenir pour la Grèce », un appel a été lancé fin août par l’économiste Gabriel Colletis et Ioannis Margaris, ingénieur membre de Syriza et vice-président de l’opérateur grec de distribution d’électricité Hedno. Élaboré par une dizaine de personnes, l’appel prévoit que les effets du troisième mémorandum, signé en juillet, seront dévastateurs sur le plan économique et social. Son application va entraîner « la Grèce sur la pente du déclin et de l’abdication de sa souveraineté », affirme-t-il. Les signataires veulent inverser cette tendance funeste par la mise en œuvre d’un projet de développement économique et social : « Nous sommes prêts à contribuer à élaborer les méthodes et les outils nécessaires à la définition et à la mise en œuvre du projet de développement dont la Grèce a impérativement besoin. »
Le mémorandum de juillet peut-il préserver la Grèce d’une sortie de l’euro ?
Gabriel Colletis : Nous considérons que la probabilité que la Grèce sorte de la zone euro est énorme : neuf chances sur dix. Tout simplement parce que les objectifs qui lui sont assignés sont absolument inatteignables. Lorsque les créanciers vont constater que les objectifs ne sont pas atteints pour débloquer les tranches d’aides
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