« Il faut refondre le système d’asile et d’accueil en Europe »
Au lendemain des annonces présidentielles et à l’heure des rassemblements de solidarité, Jean-François Dubost, d’Amnesty International, appelle les pays de l’Union à revoir leurs politiques en faveur des migrants.
dans l’hebdo N° 1368 Acheter ce numéro

© MESSINIS/AFP
Lors de sa conférence de presse du 7 septembre, François Hollande a affirmé que la France « prendrait sa part » dans le drame des migrants en Europe en accueillant 24 000 réfugiés. Il a aussi évoqué des mesures accrues de contrôles aux frontières et a annoncé qu’il proposerait la tenue d’une conférence internationale sur les réfugiés à Paris.
La réponse du chef de l’État vous paraît-elle adaptée ?
Jean-François Dubost : Il y a quelques mois, Amnesty a remis à François Hollande 48 000 signatures lui demandant d’accueillir un plus grand nombre de réfugiés bloqués autour de la Syrie. Cela a débouché sur une fin de non-recevoir, comme depuis trois ans. Il est intéressant d’observer sa volte-face aujourd’hui, où il défend avec vigueur – ce que nous saluons – le respect du droit d’asile et de l’accueil des réfugiés. Proposer 24 000 places en France pour des personnes déjà en Europe, c’est un acte de solidarité interne qu’il faut aussi saluer. Celles qui sont maltraitées en Hongrie ou en Grèce avaient besoin que les États soient solidaires. Néanmoins, nous aurions attendu de la France un engagement plus fort partant du constat que, s’il y a bien une crise mondiale des réfugiés, en Europe, c’est le système de l’asile qui est
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Au quartier pour mineurs de la prison de Metz, « sans liberté, on fait comme on peut »
« L’expression “ferme France” perpétue un imaginaire paysan bleu-blanc-rouge »
Agriculture responsable : que peuvent les petites communes ?