Parutions de la semaine

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Histoire de l’Italie du XVe au XVIIIe siècle

Delphine Carrangeot, Emmanelle Chapron et Hélène Chauvineau, Armand Colin, 256 p., 27 euros.

Il n’est pas fréquent que nous signalions la publication d’un manuel universitaire, mais cette histoire de l’Italie à l’époque moderne le mérite assurément. Abordant une période souvent mal connue et jugée difficile, celle des « siècles obscurs », comme l’ont longtemps dénommée les historiens, les trois jeunes auteures en proposent une synthèse claire dans « une perspective chronologique et thématique large », avec une attention soutenue pour les arts et la littérature. En tenant ensemble la question des formations étatiques, alors très dissemblables dans la péninsule (de la République vénitienne au pouvoir pontifical), leurs relations avec les États européens et l’extraordinaire richesse d’une identité géographique, symbolique et culturelle marquée par la Renaissance italienne.

Grief. Revue sur les mondes du droit

N° 2, 2015, Dalloz-EHESS, 240 p., 30 euros.

Nous avions par mégarde manqué le premier numéro de cette nouvelle venue dans l’espace déjà bien fourni des revues juridiques : faute réparée ! Avec cette deuxième livraison, Grief confirme sa vocation de revue pluridisciplinaire consacrée aux « mondes du droit ». Mais aussi « critique et polémique », selon le mot de ses codirecteurs, Olivier Cayla et Rainer Maria Kiesow, directeurs d’études à l’EHESS et professeurs de droit. Juristes, sociologues, anthropologues, politistes ou historiens abordent des sujets d’actualité au regard de l’évolution du droit. Comme le port de certains vêtements dans l’espace public, un retour sur l’affaire Dieudonné (analysée entre autres par la sociologue Gisèle Sapiro et l’historien Marc-Olivier Baruch) ou une critique fouillée du « bricolage du droit » mis en œuvre pour autoriser le travail du dimanche. Seul point négatif : son prix plutôt élevé…

Recherche du politique perdu

Georges Balandier, Fayard, 128 p., 14 euros.

Loin du « tout est politique » de Rousseau, le politique « se réduit », s’efface, même, progressivement dans nos démocraties occidentales, dans une sorte de vide où « la violence fait irruption et réveille le sentiment d’insécurité ». Le pouvoir, fragilisé et « affadi », se tourne alors vers les puissants, notamment ceux du capitalisme financier… Né en 1920, anthropologue de grande réputation, Georges Balandier part, dans ce bref mais dense essai, à la recherche de ce « politique perdu », « abaissé » par l’économique et la soumission des peuples jadis colonisés. Et tente d’explorer les voies possibles pour (re)bâtir une cité humanisée, ouverte aux apports des autres civilisations.


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