Volkswagen : quatre leçons cinglantes

La fraude massive organisée par le constructeur allemand révèle la responsabilité des pouvoirs publics, soutiens du diesel et complaisants envers les industriels en dépit des alertes associatives.

Patrick Piro  • 30 septembre 2015 abonné·es
Volkswagen : quatre leçons cinglantes
© Photo : REINHARDT/DPA/AFP

Le scandale Volkswagen est loin d’avoir dévoilé toutes ses turpitudes. Le constructeur a reconnu avoir introduit dans ses moteurs diesel un logiciel capable d’en modifier les émissions de manière à passer sans encombres les tests de pollution. La fraude concerne les 11 millions de véhicules diesel Volkswagen vendus dans le monde depuis 2009, date de démarrage du forfait. Lundi dernier, Audi, filiale du groupe allemand – qui possède douze marques de voitures et de camions –, avouait que 2,1 millions de ses voitures avaient été maquillées, Seat et Skoda sont logés à la même enseigne. Des enquêtes sont lancées dans des dizaines de pays pour cerner l’ampleur de la malversation. La Suisse et la Belgique ont déjà suspendu la vente des modèles suspectés, Berlin menace de leur interdire de circuler. Et d’autres industriels pourraient être mouillés. L’équipementier Bosch a reconnu avoir fourni le logiciel malin. En avertissant le constructeur, semble-t-il, que son utilisation sur des modèles commercialisés était illégale. C’est ainsi tout le secteur automobile qui est entré dans l’ère du soupçon. Et si Volkswagen – premier industriel allemand, étendard de la « responsabilité sociale et environnementale » – n’avait été que le complice maladroit d’une entente bien plus vaste ? « L’affaire prend une dimension exceptionnelle parce que Volkswagen a été démasqué »,

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Temps de lecture : 8 minutes

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